Adultes, Lecture

Quand mes lectures d’été se font écho

 

Mes lectures de l’été 2017 ont été étonnantes.

Comme chaque année fin juin, j’avais établi ma petite liste (oui bon d’accord, un peu trop longue comme d’habitude) de livres à lire durant l’été. A chaque fois j’oublie que la déferlante rentrée littéraire viendra chambouler toutes mes prévisions de lectures. Mais passons. J’avais mon tas de livres prêts à être dévorés, du temps devant moi, et du beau soleil (enfin, pas tous les jours).

J’accuse la rentrée littéraire de me détourner de ma pile à lire de l’été, mais Instagram s’y emploie très bien aussi. Ça a commencé dès début juillet avec l’apparition récurrente sur le réseau social d’un roman, Le gang des rêves. Après l’avoir eu sous le nez trois fois, dix fois, vingt fois, je l’ai eu sous les yeux, mais cette fois-ci en librairie.

Tous les prétextes sont bons pour acheter des livres, c’est bien connu. Le gang des rêves semblait faire l’unanimité ? Je l’ai acheté ! (ça ne marche pas à tous les coups hein ! Il arrive qu’un livre soit encensé partout, que vous le lisiez, et que vous vous demandiez si vous avez lu le même que tous les autres !)

La déception ne fut pas au rendez-vous. Roman-fleuve, épopée réaliste, violente et maîtrisée de bout en bout, Le gang des rêves raconte le parcours de Cetta, partie d’Italie pour débarquer à New-York dans les années 20 avec un nourrisson sur les bras. C’est à la fois sombre et lumineux. On ne décroche absolument pas de ces 860 pages !

C’est la même chose une fois entamées les premières pages du grand classique de Jack London, Martin Eden. Un livre qui dormait dans mes étagères depuis bien trop longtemps et que j’avais déjà prévu de lire durant l’été 2016, c’est dire !

Véritable roman d’apprentissage et d’initiation, Martin Eden raconte l’histoire d’un jeune marin rustre qui tombe follement amoureux d’une jeune bourgeoise et qui découvre les livres et l’écriture pour lui plaire. Un puissant coup de poing littéraire. Un roman de la passion, amoureuse comme littéraire, mais aussi de la volonté inébranlable.

Un classique qui m’a rappelé Le gang des rêves. Les deux héroïnes se prénomment Ruth. Et les deux héros démarrent en bas de l’échelle sociale pour grimper haut, avec une détermination d’airain et un apprentissage aussi passionné que patient.

Après avoir englouti deux pavés, j’ai voulu souffler avec un roman plus court. C’était l’occasion pour moi de découvrir l’auteur marseillais René Frégni. En ouvrant Sous la ville rouge, je ne savais pas à quoi m’attendre. Il m’arrive parfois de plonger dans des oeuvres sans en lire ni résumés ni quatrième de couverture. L’expérience est parfois surprenante.

Quelle ne fut ma surprise en découvrant un personnage principal, Charlie Hasard, passionné de boxe… et d’écriture ! Encore une fois, cette lecture allait faire écho aux précédentes. La lecture, l’écriture, le héros évoluant dans une ville, Marseille, à la fois lumineuse et sombre, tout pour entrer en résonance avec Martin Eden et Le gang des rêves.

Comme avec Sous la ville rouge, j’ai ensuite plongé dans le livre Des hommes qui lisent, reçu par les éditions JCLattès, sans rien en savoir. Le titre m’avait attiré.

Écrit par l’actuel Premier ministre comme une longue et ardente déclaration d’amour aux livres et à la lecture, Édouard Philippe s’y livre. Au fil de chapitres courts, il raconte sa famille, son parcours politique, ses rencontres, sa ville du Havre, etc., mais surtout chaque pan de l’histoire permet d’évoquer des lectures, des auteurs et les émotions qu’ils ont procuré (ou pas !) à Édouard Philippe.

Et puis, la rentrée littéraire 2017 s’est rappelée à moi et je me suis penchée sur le sublime Les huit montagnes, premier et très réussi roman de Paolo Cognetti, où un des deux personnages principaux s’isole dans la montagnes pour lire. Encore une référence à la lecture.

Et enfin, je suis actuellement plongée dans le dernier pavé signé Philippe Jaenada, La Serpe. L’écrivain-enquêteur y revient sur un fait divers datant d’octobre 1941 dans le fin fond du Périgord. Le principal accusé y exerce le métier (si on peut appeler ça un métier)… d’écrivain !

La boucle est bouclée ! Mes lectures de l’été 2017 se sont concertées pour m’offrir :

  • un panel de personnages forts, profonds,
  • une succession d’hommages intenses à l’écrit et aux livres
  • des parcours de vies extraordinairement romanesques

Et je n’ai pas fini !

Et vous, ça vous arrive d’enchainer les lectures qui se croisent et se répondent ?

 

 

 

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