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#Post it : Les derniers jours de Rabbit Hayes, de Anna McPartlin

 

Résumé officiel : Quand Mia, surnommée affectueusement Rabbit, entre en maison de repos, elle n’a plus que neuf jours à vivre.
Tous ses proches sont présents à ses côtés pour la soutenir. Jack et Molly, ses parents, incapables de dire adieu à leur enfant, Davey et Grace, son frère et sa sœur, qui la considèrent toujours comme la petite dernière de la famille, Juliet, sa fille de 12 ans qu’elle élève seule, et enfin Marjorie, sa meilleure amie et confidente. Au fur et à mesure que les jours passent et que l’espoir de la sauver s’amenuise, sa famille et ses amis sont amenés à s’interroger sur leur vie et la manière dont ils vont continuer sans celle qui leur apporte tant.
Car, si Rabbit a elle-même perdu la bataille, celle-ci ne fait que commencer pour son entourage.

 

Premier paragraphe : « Le diagnostic est tombé aujourd’hui : cancer du sein. Je devrais être terrifiée mais, au contraire, je me sens étrangement exaltée. Bien sûr, ça ne me fait pas plaisir d’avoir un cancer, ni de savoir qu’on va m’ôter un sein, mais cela me rappelle la chance que j’ai. J’aime ma vie. J’aime ma famille, mes amis, mon travail et, plus que tout au monde, j’aime ma petite fille. La vie n’est facile pour personne, mais je fais partie des privilégiés. Je vaincrai. »

 

J’ai aimé : L’alliance permanente de la tristesse contrebalancée par la beauté et la joie. Les bourdes monumentales des proches qui les plongent dans des fous-rires salutaires. Le fait que l’auteure n’épargne aucun des personnages, s’appuyant sur les failles comme sur la puissance de ses personnages pour dessiner le portrait d’un entourage familial et amical aussi puissant que redoutablement solide.

J’ai moins aimé : Les faiblesses parfois un peu trop appuyées de certains personnages (Davey, Jack). On a envie de les secouer !

 

Passage mémorable : « Deux jours après l’opération, Marjorie a commencé à m’appeler « Momo-Néné ». Cela faisait deux semaines qu’elle attendait mon coming-out. La vérité, c’est que j’avais peur de regarder. Je ne pouvais tout simplement pas me résoudre à me planter devant la glace et à me déshabiller. Cela peut sembler vaniteux et idiot – après tout, ce n’était qu’un sein. Le gauche, pour être précise.

Ma mère m’a fait remarquer hier soir que j’étais gauchère de la main et désormais droitière du sein, ce qui instaure une sorte de symétrie et, parait-il, vaut mieux qu’un bout de silicone fourré sous ma peau. Je n’ai pas encore pris de décision. D’abord je dois vaincre le cancer. Je penserai au remplacement des pièces détachées plus tard. »

On en ressort : En se disant qu’une suite à l’ouvrage ne serait pas de refus. Avec l’envie furieuse de resserrer ses liens familiaux et de s’appuyer davantage sur ses amis. En repensant avec émotion au personnage de Rabbit. En repensant avec un sourire au personnage de Molly. En étant admirative de l’équilibre qu’a su tenir l’auteure entre gravité des situations et instants cocasses. On ne cesse d’osciller entre le drame et le rire, et de ce subtil mélange ne subsiste que l’enthousiasme et le rire. Une véritable prouesse.

 

Titre : Les derniers jours de Rabbit Hayes

Auteur : Anna McPartlin

Éditions : Le Cherche-Midi

Nombre de pages : 464

Parution : 2016

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