Lecture, Lectures du mois

#Lectures d’octobre 2016

 

En octobre 2016, j’ai lu :

 

La sainte famille, de Florence Seyvos

seyvosReçu dans le cadre de l’opération ExploLecteurs du site lecteurs.com, j’ai d’abord eu du mal à accrocher avec ce texte à deux voix, celles de deux enfants, Suzanne et Thomas. Mais une fois mon attention retenue, ce texte très particulier m’a fait passer par divers sentiments. Écrit comme une succession de confidences sur l’enfance et sur les liens familiaux, le livre monte peu à peu en puissance. A ne surtout pas abandonner donc !

La succession, de Jean-Paul Dubois

la-succession-de-jean-paul-dubois-1074720797_lLa succession est le premier ouvrage de Jean-Paul Dubois que je lis. Depuis sa parution fin août, j’ai bien tourné autour de cet ouvrage en librairie, lu et relu son résumé, sans jamais vraiment succomber à l’achat. C’est le passage de l’auteur dans l’émission littéraire La grande librairie qui a achevé de me convaincre. Jean-Paul Dubois y a raconté la manière dont il écrit, quasiment sous la contrainte, et invariablement durant le mois de mars. En n’écrivant pas moins de 8 pages par jour, l’écrivain boucle son livre en quatre semaines ni plus ni moins. Une prouesse que j’avais envie de mettre à l’épreuve de la lectrice que je suis. Et le pari est réussi, puisque j’ai envie de découvrir plus avant les ouvrages de cet auteur.

L’Autre qu’on adorait, de Catherine Cusset

a19795Comme avec Jean-Paul Dubois, j’ai eu beau entendre et lire de bonnes critiques à propos de L’Autre qu’on adorait, il a fallu que j’entende l’auteure se défendre face à Burggraf et Moix dans l’émission On n’est pas couché pour céder à l’achat. Et comme pour Jean-Paul Dubois, c’est le premier Catherine Cusset que je lis. Autant dire qu’en refermant cet ouvrage, j’ai eu envie d’en lire d’autre de cette écrivaine. Le style direct, avec l’emploi de la deuxième personne du singulier, a beau supplanter le texte, j’ai vraiment apprécié cette lecture. L’auteure a beau rendre hommage à un ami, cela ne l’empêche pas de l’érafler, et de pointer ses propres manquements. Un roman poignant sur l’échec et la maladie mentale qui mène au sabotage de soi.

Avec tes mains, de Ahmed Kalouaz

Une étoile aux cheveux noirs, de Ahmed Kalouaz

kalouazLe premier ouvrage rend hommage au père, le second célèbre la mère. En parcourant les deux l’un après l’autre, on sent très fort la culpabilité de l’auteur mais aussi sa grande tendresse envers ses parents. Culpabilité, car Ahmed Kalouaz ne cesse de le répéter, il a trop longtemps manqué le rendez-vous avec ses parents. C’est donc au travers de l’écriture qu’il part à leur rencontre, leur faisant part de ses griefs autant que de son admiration. Les ouvrages sont courts mais le texte est profond. Ahmed Kalouaz sait dire beaucoup en peu de mots. Seul reproche que je lui ferai : sa trop grande propension à juger ses proches mais aussi à opter pour le raccourci facile parfois.

L’Arabe du futur, de Riad Sattouf (Tomes 1, 2 et 3)

Combien de fois suis-je passé cette bande dessinée, placée bien en évidence en tête de beaucoup de gondoles de librairies ? Combien de fois l’ai-je vaguement feuilletée avant de la remettre à sa place. Bon, il faut avouer que je ne suis pas une très grande lectrice dearabe1 BD. Loin de là. Mais encore une fois, le trop grand tapage médiatique autour de cette série m’a rebutée. Ne me demandez pas pourquoi, je trouve toujours louche la promotion outrageuse d’un ouvrage.

Et puis un ami bédéphile m’a proposé de me prêter ces trois premiers tomes de la BD. Je venais de voir Riad Sattouf en parler dans l’émission La grande librairie et sa prestation m’a donnée envie. J’ai donc accepté et littéralement dévoré ces trois ouvrages. Car il faut bien l’avouer, l’auteur réussit à nous accrocher. On tourne avec appétit les pages de ces BDs. L’oeil de l’enfant est sans pitié et c’est souvent hilarant. Dommage que dans les tomes 1 et 2, le personnage de la mère soit autant effacé. Et en refermant le tome 1, on reste frappé par cette image violente et inepte du monde arabe. Une image heureusement rééquilibrée dans les tomes suivants.

L’ascendant, de Alexandre Postel

ascendant_postelJ’ai adoré le premier ouvrage d’Alexandre Postel, Un homme effacé (pour lequel il a reçu le Goncourt du premier roman 2013), et c’est donc tout naturellement que je me suis saisie de ce deuxième ouvrage, aperçu sur les étals de la librairie Gibert Joseph à Paris. Un roman qui n’excède pas 140 pages mais qui semble en compter bien plus tant l’apathie du personnage principal nous excède. Plus on avance dans la lecture, et plus l’envie nous prend de le secouer. De mollesse en résignation, le fils venu enterrer son père s’enfonce dans le non-sens et la monstruosité. L’occasion pour Alexandre Postel d’étaler sous nos yeux la noirceur humaine avec un flegme désarmant.

Police, de Hugo de Boris

Parmi la multitude de parutions de la rentrée littéraire, Police est un ouvrage qui a rapidement attiré mon attention. Pas pour son titre écrit à l’envers. Plutôt pour policeson sujet. Brûlant. Tellement contemporain et immémorial à la fois. Les trois policiers qui raccompagnent cet étranger vers l’avion qui le mène à la mort, c’est nous. On s’identifie immédiatement et on compatit, se demandant ce qu’aurait été notre réaction. Jusqu’au bout on halète et espère. Jusqu’à la dernière page on se surprend à souhaiter le retournement de situation qui sauvera l’étranger comme les policiers. Les vies des uns et des autres se croisent et s’entrechoquent. Sans jamais être mises en balance. Une prouesse et un ou ouvrage qu’on dévore d’une traite !

 

 

 

 

 

 

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