Lecture, Lectures du mois

#Lectures de septembre 2016

 

En septembre 2016, j’ai lu :

 

Riquet à la houppe, d’Amélie Nothomb

D’Amélie Nothomb, je n’ai lu que Cosmétique de l’ennemi, un livre que j’ai beaucoup aimé. A chaque rentrée littéraire, l’écrivaine revient comme une9782226328779-j1 mascotte, et invariablement je passe à côté de ses ouvrages sans les lire. Trop médiatiques. Trop mis en avant. Alors qu’est-ce qui a fait que cette année j’ai choisi de lire « le nouveau Nothomb » ? Je n’en sais moi-même rien. Peut-être qu’à force de voir son visage me fixer pendant des semaines chaque année, j’ai cédé à ce regard ? Quoi qu’il en soit, j’ai parcouru les 198 pages de Riquet à la houppe en moins de 24 heures. S’il ne fait pas partie de ces ouvrages qui marquent et se gravent en nous, le 25ème roman d’Amélie Nothomb reste une délicieuse satire sociale qu’on lit avec plaisir.

 

L’éveil, de Line Papin

J’ai entendu parler de l’auteure de ce premier roman avant même de savoir ce qu’elle écrivait. Et pour cause ! Line Papin est la plus jeune romancière de la rentrée littéraipapinre 2016. Pour sûr, à tout juste 20 ans, la jeune femme a un avenir littéraire certain. Avec L’éveil, elle signe un premier livre très prometteur malgré quelques répétitions et longueurs. Line Papin a passé les premières années de sa vie à Hanoi, et c’est là qu’elle a choisi de situer son premier roman, dans une communauté d’expatriés de diverses nationalités. Le lecteur voit quatre personnages solidement campés évoluer au gré des sentiments qui les agitent et perturbent leurs relations. A lire ne serait-ce que pour se retrouver transporté dans cette capitale asiatique qui constitue une véritable toile de fond au livre.

 

Petit pays, de Gaël Faye

Je connaissais Gaël Faye de loin pour sa qualité de slammeur. Je suivrai assurément sa « carrière » d’écrivain. Avec Petit pays, il nous offre incontestfayeablement l’ouvrage révélation de la rentrée littéraire 2016. Avec Gabriel, son tout jeune personnage principal, on suit le lent glissement d’une région, celle du Burundi et du Rwanda, de l’insouciance à l’horreur. Même quand il écrit, Gaël Faye continue de faire chanter les mots pour mieux nous donner à voir ce lent effritement d’un monde. C’est magnifiquement poignant ! Et après ce premier roman assez autobiographique, on a hâte de retrouver la plume de l’auteur, ne serait-ce que pour connaître sa palette d’auteur. Petit pays a été sélectionné pour le prix Goncourt 2016. Une véritable prouesse pour un premier roman !

 

The girls, d’Emma Cline

Décidément, la rentrée littéraire 2016, française comme étrangère, est riche de remarquables premiers romans. Emma Cline a 27 ans et fait déjà figure de star de img_0018l’édition. Son à-valoir de 2 millions de dollars pour la signature de son premier contrat a fait d’elle un phénomène que les éditeurs du monde entier s’arrachent. Pourquoi ? Parce que tout en conservant une distance chirurgicale, la jeune femme décrypte avec brio le sentiment adolescent et ses lignes de failles. Son écriture se fait alors âpre tout en conservant sa poésie. C’est tout simplement délicieux tout en étant rêche. Emma Cline étonne et détonne par ses métaphores complètement revisitée. Et c’est ce qui fait qu’elle se démarque avec tant de brio ! Un livre à lire même si on en ressort complètement groggy.

 

Chanson douce, de Leila Slimani

Je n’ai pas lu le premier roman de Leila Slimani, Dans le jardin de l’ogre, mais son nom eslimanist revenu de manière régulière dans ma wishlist. Seulement, à chaque fois que je tombais sur son roman en librairie, le résumé me rebutait. Avec Chanson douce, ma condition de mère a immédiatement été interpellée. C’est cette même condition de mère qui va m’accrocher au texte pour mieux me glacer au fil des pages. A travers cette histoire familiale, ce sont les petitesses et subtilités de notre société que souligne l’auteure. Tout en maintenant une puissante intensité dramatique. L’ouvrage a d’ailleurs été sélectionné pour le Goncourt 2016.

 

Crépuscule du tourment, de Leonora Miano

Pourquoi suis-je complètement passée à côté de ce livre dont beaucoup disent tant de bien ? A part à quelques rares moments, je n’ai fait que m’ennuyer durant mianotoute la lecture de Crépuscule du tourment. La poésie du titre, les propos de l’auteure en interview, les critiques dans la presse et sur les réseaux sociaux, tout me poussait vers cet ouvrage. Son texte m’a littéralement glissé dessus. Est-ce dû à l’écriture, à la construction du livre, à ces (trop) longs épanchements parfois répétitifs ? Sûrement un peu de tout cela.

 

Au commencement du septième jour, de Luc Lang

Ce qui est bien quand on lit un livre au format numérique, c’est qu’on ne sait pas si on entame un pavé ou un livre d’une centaine luclangde pages seulement. Au commencement du septième jour compte près de 550 pages et est divisé en trois parties. On est immédiatement happé par l’histoire familiale de Thomas, personnage principal âgé de 37 ans et père de deux enfants. Comme pour nombre d’entre nous autres, citadins pris dans le tourbillon de la vie, c’est un drame qui va stopper net son impétueuse ascension sociale et professionnelle. Thomas veut comprendre l’accident de sa femme. Pour en connaître la cause, il parcourt des kilomètres à la recherche d’indices et de preuves. C’est finalement après lui-même qu’il court. La rencontre avec soi et les siens ne va pas se faire sans heurts et sans révélations douloureuses. Un beau roman sur la quête de soi et sur notre société, quelque peu desservi par une écriture haletante, épuisante.

En ce mois de rentrée littéraire, mes lectures ont tout naturellement été orientée par cet événement. Et dans l’ensemble j’avoue m’être régalée. Et vous, qu’avez-vous lu, découvert, aimé, moins apprécié ?

 

 

 

 

 

 

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