Lecture, Lectures du mois

#Lectures de mai 2017 (2/2)

En mai 2017, j’ai aussi lu :

Tunisian Yankee, de Cécile Oumhani

J’avais acheté Tunisian Yankee à l’aveugle, dans une chouette librairie bordelaise baptisée La zone du dehors. « Envoûtant, écriture délicate, travail d’orfèvre avec de l’encre et des mots, voyage foisonnant, 1918, New-York » : voilà les indices dont je disposait sur l’enveloppe contenant l’ouvrage.

Il ne m’en fallait pas plus pour succomber. Et je n’ai pas été déçue ! La description faite par le libraire correspond exactement. Tandis que Daoud, le personnage central du livre, se débat avec les affres de la première guerre mondiale, on remonte le fil de son histoire familiale en même temps que celle d’une génération aux portes de la décolonisation. Littéralement envoûtant !

Les délices de Tokyo, de Durian Sukegawa

Il faut l’avouer, c’est la couverture de ce livre qui a attiré mon attention et qui m’a fait lire la quatrième de couverture. Je ne connaissais ni le livre ni l’auteur ni le film qui a été ensuite adapté du récit de Sukegawa.

Une fois entamé, je n’ai plus quitté ce trio évoluant presque en huis clos autour de la confection des dorayaki, ces pâtisseries japonaises. Trois générations se rencontrent, s’ouvrent au monde et se réconcilient avec eux-mêmes au rythme des saisons. Un livre aussi doux que lyrique et plein d’enseignements. Un livre qui laisse un goût sucré en bouche. Gageons que vous irez chercher la recette de ces fameux dorayakis !

La disparition de Jim Sullivan, de Tanguy Viel

Combien de fois ai-je croisé ce livre en librairie, combien de fois ai-je lu sa quatrième de couverture, et combien de fois l’ai-je reposé ! Il a fallu un avis enthousiaste publié par une lectrice sur instagram pour que, enfin !, je me décide à le glisser dans mon panier.

Atypique et jouissif ! Voilà les deux qualificatifs que je lui attribuerai. En moins de 150 pages, Tanguy Viel nous livre un récit et une leçon d’écriture.

En plus de l’histoire de ce Dwayne Koster, qui s’écroule inéluctablement au fil des pages, l’auteur nous explique comment il écrit son livre, argumentant sur ses choix de personnages, de professions, de lieux, etc.

La disparition de Jim Sullivan, roman court, dense et drôle, se veut être un roman américain. Tanguy Viel nous offre en prime sa voix off et fait de son roman un petit bijou littéraire.

Les mots, de Jean-Paul Sartre

Ce livre dormait dans ma bibliothèque depuis plusieurs années. Quand je l’en ai enfin sorti, j’avais une idée préconçue de Sartre et je m’attendais à bailler aux corneilles d’ennui tant ce livre s’annonçait ronflant, prétentieux !

Que nenni ! Je me suis régalée avec cette autobiographie dense, incisive, sans faux-semblants. L’écriture est somptueuse, l’auteur joue avec les mots en virtuose. Il pose son histoire pour mieux s’en débarrasser.

Un classique in-con-tour-nable !

 

Et vous, qu’avez-vous lu/apprécié/pas trop aimé en mai ?

Avez-vous lu certains de ces livres ?

Votre avis m’intéresse !

 

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