Adultes, Lecture

#Lectures de juin 2017

 

En juin j’ai lu :

 

Apatride, de Shumona Sinha

J’avais vu et entendu l’auteure d’Apatride parler de son ouvrage dans l’émission La grande librairie et j’avais noté ce titre dans ma wishlist. Shumona Sinha parlait de son ouvrage de manière très alléchante. J’ai donc, dès que j’ai pu, acheté le livre.

On y suit le destin croisé de deux femmes indiennes. L’une, Esha, vit à Paris, est enseignante, et va de désillusions en désenchantements. L’autre, Mina, vit à Calcutta, a enfreint les règles sociales en entretenant une relation avec son cousin et lutte contre des politiques pour la protection des terres familiales.

Ce livre, c’est un cri. Celui d’une femme sur le sort de ses congénères. Une clameur de colère contre la bonne conscience

Le poids du papillon, de Erri De Luca

Du même auteur, j’avais lu Le jour avant le bonheur, récit initiatique plein de poésie et de force. En ouvrant Le poids du papillon, je voulais retrouver cette écriture pleine d’humanité.

Dense et succinct, Le poids du papillon met face à face deux forces de la nature. Le roi des chamois et le meilleur des braconniers se surveillent et se poursuivent à travers des paysages montagnards immuables, merveilleux, dangereux.

L’occasion pour l’auteur d’écrire un livre en forme de plaidoyer pour plus de reconnexion à l’environnement. L’occasion aussi de marteler ce qui lui semble être une évidence : dans la nature, l’animal reste roi.

C’est fabuleux de beauté. Le roman a beau être très court, on prend le temps de s’arrêter sur plusieurs passages tant ils donnent à réfléchir.

Tsubaki, de Aki Shimazaki (T.1 Le poids des secrets)

Hamaguri, de Aki Shimazaki (T.2 Le poids des secrets)

Novice en terme de littérature japonaise, je me suis tournée vers mes abonnés instagram pour avoir leurs recommandations, et j’ai bien fait !

Parmi les auteurs les plus recommandés, figurait Aki Shimazaki, dont l’oeuvre entière m’a été chaudement conseillée. C’est donc la première auteure vers laquelle je me suis tournée, et quelle plongée !

En une succession d’ouvrages très courts (pas plus d’une centaine de pages) l’auteure nous plonge en douceur au cœur des secrets de famille.

L’auteure raconte l’histoire familiale, et au-delà l’histoire nationale, à travers l’apparente innocence du regard des enfants. Elle en dévoile les pans et replis avec une force d’autant plus grande que les découvertes et secrets successifs désillusionnent violemment les enfants.

C’est à la fois violent et poétique, touchant et dramatique, et on sent que l’auteure calcule chaque mot employé pour faire mouche au plus profond de chacun.

Adieu Alice, de John Hopkins

Je dois l’avouer, avant même de me pencher sur le résumé, c’est la couverture de cet ouvrage qui m’a attirée. A la fois décalée et familière, quelque chose en elle m’intriguait.

Aussitôt parcourues les premières pages, et aussitôt embarquée par l’écriture à la fois simple et pleine d’une touchante sensibilité.

On suit sans s’en détacher les errances de Norman à Tanger, à travers le Maroc et au-delà dans le monde. Privé d’une très chère amie, Norman se cherche et roule sa bosse.

De rencontres en excursions, le héros nous emmène à la rencontre de paysages, de populations et de personnages hauts en couleurs.

C’est désenchanté mais étrangement envoûtant.

 

Et vous, dites-nous qu’avez-vous lu ce mois-ci ?

 

 

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