Lecture, Lectures du mois

#Lectures d’avril 2016

En avril, j’ai lu :

Sylvie Ohayon, « Les Bourgeoises »

Une amie m’a fait découvrir l’auteure. J’ai littéralement plongé, entrainée par une écriture aussi dynamique que très imagée. On visualise clairement ce qu’on lit, et on rit de l’ironie mordante que manie admirablement Sylvie Ohayon. Seulement, à force de plonger on risque la noyade. La deuxième partie de l’ouvrage consiste en une série de portraits de bourgeoises qu’a côtoyées l’auteure. Si au début c’est drôle, enlevé, émouvant, on finit par demander grâce. L’excès de caricatures finit par nous dégoutter. Heureusement l’ouvrage est sauvé par une troisième et dernière partie émouvante de sincérité. Sylvie Ohayon ne s’y épargne absolument pas.

Fouad Laroui, « Une année chez les Français »

Je connaissais l’auteur en tant que chroniqueur. Je ne l’avais jamais lu en tant que romancier. Je pense avoir démarré avec le mauvais ouvrage. J’ai bien tenté de m’accrocher, de finir ma lecture, mais au prix de beaucoup de soupirs. Les personnages ne sont à mon goût pas du tout séduisants. Soit ils apparaissent trop fades et effacés, soit ils nous énervent avec leur excessivité et leur arrogance. Bref une déception !

Cécile Ladjali, « Shâb ou la nuit »

C’est en écoutant l’auteure s’exprimer dans l’émission littéraire La grande librairie que j’ai eu envie de la lire. A la Fnac je n’ai trouvé « que » Shâb ou la nuit. Le résumé m’a bien plus. Entrer dans l’univers d’un écrivain à travers son autobiographie, quoi de mieux ! Il faut avouer qu’en terme d’entrée, le démarrage a été poussif.

Audur Ava Olafsdottir, « Rosa candida »

Ce livre, je m’en suis emparée sur le stand des éditions Zulma au dernier Salon du livre de Paris. Ne connaissant absolument pas la littérature scandinave, c’est une dame de l’équipe Zulma qui me l’a fortement conseillé.

Loulou Robert, « Bianca »

Une mannequin qui écrit un livre, et les préjugés accourent au galop ! Elle a une cervelle, really ? Pourquoi avoir choisi le mannequinat si elle sait écrire ? Bref, passons. Loulou Robert, je l’ai découverte chez Ruquier. La critique dythirambique faite à propos de son livre par Léa Salamé et Yann Moix ne m’a d’abord pas donné envie. C’était trop pour être complètement sincère. Le fait qu’elle soit « fille de » n’arrangeait de plus pas les choses. MAIS ! Elle est la fille de Denis Robert, et j’apprécie ce journaliste. Alors j’ai préféré passer outre les considérations sus-citées et j’ai acheté le livre. Le sujet ? L’adolescence. Vu, revu et élimé à force de gratter dessus. Sauf que dans le cas de Bianca, l’écriture fait toute la différence. Les mots sont choisis, le style est cru, on sent les influences littéraires solides.

Hélène Grémillon, « Le confident »

Ce livre, je l’ai vu débordant d’une tablée chez Gibert Joseph, et c’est l’image de couverture qui m’a attirée. J’ai rapidement parcouru le résumé et le livre a aussitôt atterri dans mon panier. Je l’ai laissé de côté quelques semaines et puis j’ai fini par m’en saisir à nouveau pour le lire. Je m’attendais à tout sauf à cette plongée aussi intense. Le livre a été lu en deux fois et en moins de 24 heures seulement tant l’intensité du texte est saisissante. Si vous aimez être tenus en haleine et que les secrets de famille vous passionnent, foncez !

Sarah McCoy, « Un goût de cannelle et d’espoir »

Ahh ce livre ! Je lui ai tellement tourné autour ! Il m’a fait de l’oeil maintes et maintes fois sur les tablées des librairies, avec ce bandeau orangé tellement vendeur. « Un bijou de roman », en dit Tatiana de Rosnay. J’ai fini par l’acheter. Et finalement, je me suis ennuyée. Beaucoup de passages trainent trop en longueur. Les personnages sont bien campés, l’émotion est palpable, mais les scènes sont totalement attendues. Dommage !

 

Et vous, vous avez lu un ou plusieurs de ces livres ? Quel a été votre ressenti ?

 

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