Ecriture, L'atelier

Écriture créative #1

 

Eh bien voilà ! Nous inaugurons avec cette exercice la section « atelier » de ce blog !

Le principe ? Tous les jeudis du mois de septembre 2017 (on verra selon vos retours si on renouvelle l’exercice) je vous proposerai un exercice d’écriture. Vos écrits seront à poster en commentaire du présent article. Nous pourrons alors en discuter, les commenter, émettre des critiques (constructives bien entendu !)

« Écrire, c’est une façon de parler sans être interrompu », disait Jules Renard.

Alors allez-y ! Lâchez-vous ! Ne pensez à rien d’autre qu’à votre plaisir d’écrire !

 

« Les nouveaux boulangers avaient cinq enfants d’âges indistincts et très proches, des enfants petits. Ça ferait du monde pour l’école, du sang neuf, parce que l’école était toujours au bord de la fermeture, toujours menacée disaient les gens, comme si l’école avait été une personne, un vrai corps. Les gens étaient attachés à leur école, et à leur épicerie-boulangerie aussi. Trois ménages, tous munis d’enfants, étaient venus, déjà, étaient repartis, après une saison estivale en trompe-l’œil et un hiver calamiteux. Aucun n’avait tenu plus d’une année entière. »

(Extrait « Histoires » de Marie-Hélène Lafon)

 

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CONSIGNE : Écrivez une suite à ce texte en ne dépassant pas 200 mots.

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10 Comments

  • Reply Ollmann Tiffany 10 septembre 2017 at 6:52

    « Les jours, les semaines, les mois passaient et toujours aucun repreneur. Il y avait quand même eu des visites, mais rien de plus. Les gens commençaient à perdre espoir, à se résigner : c’était la dure réalité, les campagnes se vidaient et il n’y avait pas grand chose à faire pour éviter cet exode. Mais les gens étaient déterminés à sauver leur épicerie-boulangerie et leur école. Car sans ça, c’était la fin de leur village, ils le savaient. Les annonces de reprise ont alors commencés à fleurir un peu partout dans les journaux locaux et régionaux, puis sur Internet. Des appels ont été reçus, des visites ont été faites, mais sans suite pour la plupart. Puis un jour, un appel manqué suivi d’un message sur le répondeur de la mairie : un jeune couple originaire de la capitale était intéressé pour reprendre le commerce. Ils correspondaient au profil recherché. Mais, eux, allaient-ils correspondre au profil de la vie rurale ?

    • Reply Bookapax 10 septembre 2017 at 7:18

      J’aime bien parce que ta suite épouse le style du texte de l’auteure. Et on a envie d’avoir une suite !

      • Reply Ollmann Tiffany 10 septembre 2017 at 7:58

        Oh merci pour ton avis, ça fait plaisir 🙂

        • Reply Bookapax 10 septembre 2017 at 9:02

          😉

  • Reply déconicou 10 septembre 2017 at 10:24

    Le grand jour arriva pour le nouveau boulanger et sa famille. Ils marchaient dans la rue, on entendait que le bruit de leurs  pas . Ils pouvaient apercevoir caché derrière leur fenêtre les habitants qui les épiaient. Le plus jeune des enfants fit un coucou à un habitant qui se trouvait à sa fenêtre. Mais ce dernier ne lui répondit pas et rentra immédiatement chez lui. Par cette réaction étrange le petit garçon se blottit contre sa mère. Les parents se regardèrent choqués et le père se demanda : «  Dans quoi j’ai embarqué ma famille !»
    Quelques rues plus loin, ils aperçoivent un groupe de personne qui les attendent devant leur nouvelle adresse. Le maire tout souriant s’avança vers eux en leur tendant la main et s’exclama : « Bienvenue à Salem ! »

    • Reply Bookapax 11 septembre 2017 at 11:09

      J’aime bien l’ambiance ambigüe que tu crées. On ne sait pas à quoi s’attendre après ! 🙂

    • Reply Sampizzacat 12 septembre 2017 at 1:26

      Autant j’ai un léger soucis avec le style, autant en lisant Salem je m’attends à une super histoire derrière, j’ai envie de connaître la suite, c’est malin 😀

  • Reply Déconicou 11 septembre 2017 at 6:42

    Merci beaucoup, j’ai pris beaucoup de plaisir à l’écrire

  • Reply Sampizzacat 11 septembre 2017 at 10:44

    Aucun d’eux n’avaient résistés à la torpeur des longues journées d’automne, la pluie fine et froide dansant au gré des humeurs du vent frais de décembre, la tristesse des longues et mornes soirées d’hiver. Tour à tour, ils les avaient vu se féliciter d’avoir déniché ce petit bout de terre, si authentique, image d’Epinal chérie des parisiens en quête d’aventure champêtre, animé par un besoin de retour à la terre, loin du tumulte de la ville. Mais la réalité eu raison de leurs rêves, leurs mines désabusées étaient toujours les mêmes et lorsqu’ils venaient prendre congé, les mêmes mots : « vous savez, finalement, à la ville… ».
    Lorsque Jean vit arriver la famille Sablier, il ne prit pas la peine d’aller plus loin dans l’apprentissage des noms de leurs enfants, il décida que profiter du pain et des pâtisseries du couple de boulanger serait largement suffisant avant qu’ils ne rejoignent la longue liste des « locataires éphémères du village de Réan ». Il sentit soudain, qu’on lui tirait la manche. Un visage blond, barbouillé de fraises et souriant le fixait silencieusement puis s’écria : c’est toi le père noël ?

  • Reply little meggy 15 septembre 2017 at 2:20

    Les habitants misaient donc tout leurs espoirs sur cette nouvelle famille. Dans un village d’une centaine d’habitants, il était déjà miraculeux que l’école n’ait pas encore été fermée et que la petite boulangerie ait trouvé repreneur. La ré-ouverture était prévue pour le lendemain, elle était annoncée comme l’évènement de l’année. Installée à l’entrée du village juste dans un virage, elle était idéalement située, les populations alentours y passant obligatoirement pour rejoindre leurs villages respectifs. Un parking permettait également aux routiers de s’y arrêter pour le déjeuner, et c’est sans doute grâce à eux que la petite boulangerie avait tenu si longtemps.
    A l’intérieur, le boulanger s’activait déjà. Il avait réalisé quelques pâtisseries en prévision de l’inauguration où le maire du village était attendu. L’artisan n’en était pas à son premier commerce. Avec l’arrivée de son cinquième enfant, il avait pris la décision avec sa femme de quitter l’effervescence de la ville pour ce petit coin de campagne, reculé de toutes les commodités. Bien qu’ils n’aient jamais vécus à l’écart de la ville, ils y voyaient là un moyen de s’éloigner du drame qu’ils avaient connu et de se reconstruire.

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